| Bulletin 11 Terre Humaine |
|
Bulletin 11 Février 2009 Nouvelle série
Terre Humaine
L’édito
Cette collection, que j’ai créée en 1955, est née dans le Grand Nord à la suite d’une confrontation dramatique entre le peuple des Esquimaux polaires de Thulé, qui vivait alors une vie encore très archaïsante sur le plan technique, et une base nucléaire américaine. Cette confrontation, qui allait brutalement précipiter une civilisation millénaire dans le monde occidental moderne, s’est imposée pour moi comme un symbole et c’est ainsi que Terre Humaine est devenue le porte-parole et plus encore le cri de tant de peuples opprimés, de tant d’hommes et de femmes humiliés au Nord, au Sud, à l’Est, à l’Ouest de notre planète. Afin que ce cri puisse retentir profondément, j’ai souhaité qu’il s’exprime tant par des témoins indirects que, directement, par ceux-là mêmes qui en sont des victimes. Et c’est ainsi qu’avec le livre fondateur Les Derniers Rois de Thulé et celui qui devait être mondialement considéré comme un chef-d’œuvre Tristes tropiques de Claude Lévi-Strauss, Terre humaine a publié le bouleversant Soleil Hopi ou l’Indien Talayesva, puis Ishi, puis Les Carnets d’enquête d’Émile Zola. Ainsi, pour la première fois dans une collection occidentale, étaient réunis sur un plan d’égalité la pensée d’hommes de la « Civilisation du livre » et celle d’hommes « sans écriture » si longtemps oblitérée. Tradition écrite et tradition orale enfin côte à côte, ensemble pour dénoncer à tous les niveaux les formes pernicieuses et multiples d’injustices qui ravagent notre monde moderne. C’est ainsi que peu à peu, à travers ses Cent livres, Terre Humaine a poursuivi sa mission grâce aux éditions Plon, tant en France qu’à l’étranger en raison de ses nombreuses traductions. La voix douloureuse jusqu’alors étouffée de tant d’offensés et d’humiliés a pu partout se faire entendre. Louons maintenant les Grands hommes, le si beau titre de l’Américain James Agee dont le témoignage dénonce l’extrême misère des paysans de l’Alabama dans les années 30, exprime mieux que beaucoup de discours avec les photographies de Walker Evans, le but essentiel de Terre Humaine. En rapprochant les cris de douleurs ou de révolte de tous ces peuples de diverses régions du monde, d’hommes et de femmes humiliés ou trahis, Terre Humaine s’impose aujourd’hui, à une époque qui par les médias fait découvrir dans les hameaux les plus reculés, les abus de tous ordres que les pouvoirs dits libéraux ou totalitaires se livrent. Terre Humaine fait une œuvre de salut public que je suis heureux et fier, avec les lecteurs, d’avoir réalisée. Jean Malaurie Directeur fondateur de la collection Terre Humaine
Les auteurs Terre humaine Dominique Sewane, Le souffle du mort. Avec les Batãmmariba. En 1980, au retour d’un premier séjour d’une année chez les Batammariba du Togo réputés pour la construction de leurs forteresses en terre disséminées dans un paysage d’une saisissante beauté, j’ai voulu rencontrer Jean Malaurie. Leurs cérémonies, en particulier de deuil, m’avaient fascinée. Seule la Collection Terre Humaine, à mon avis, était digne d’accueillir une pensée encore mal saisie, dont je pressentais la profondeur et la complexité. Mon illustre prédécesseur, Paul Mercier avait révélé en 1950 l’originalité de leur organisation sociale, modèle de démocratie et de tolérance. Je rencontrais un peuple fier, d’une extrême prudence quant à l’expression de la parole. Comme en toute société africaine, un maître du savoir ne dit pas tout, à n’importe qui, n’importe quand. « Comment, après quelques mois passés chez un peuple dont vous soulignez la réserve, avoir l’ambition de saisir une pensée aux racines millénaires ? » m’avait demandé Jean Malaurie. Je devais retourner chez eux et m’astreindre à tenir un journal de terrain, lequel, tout en reflétant la personnalité de l’observateur, permet d’éviter l’écueil de la généralisation abusive. Pendant près de quinze ans, il a suivi la rédaction d’un livre inspiré par l’œuvre de Marcel Griaule, Roger Bastide, Gaston Bachelard. Chez les Batammariba, j’ai pris conscience de la portée de ce mot de Léon Chestov : « La méditation sur la mort - dont traite Le Souffle du Mort - est à « la source de ce qui a été créé de meilleur et de plus profond dans tous les domaines de la création». Ce livre, précédé de la « "La Nuit des Grands Morts »1 centré sur le dikuntri initiatique des jeunes filles et suivi par le « Peuple Voyant »2, décrivant le diwani des garçons, a eu un destin exceptionnel. En 2004, il a contribué à l’inscription du territoire des Batammariba – le Koutammakou - sur la liste des sites classés de l’Unesco, et à la reconnaissance mondiale de leur culture. En 2006, j’ai eu l’insigne honneur d’être nommée titulaire de la Chaire Unesco « Préservation du Patrimoine culturel africain – rayonnement de la pensée africaine » dans les universités de Lomé et de Kara au Togo. Tout récemment, un Programme de sauvegarde culturelle du Koutammakou réalisé par le Patrimoine immatériel de l’Unesco, dont je suis la coordinatrice, a pour but de favoriser la transmission à la nouvelle génération des savoirs artisanaux et oraux, des chants, danses, musiques… des Batammariba et de faire apprendre leur langue, le ditammari, aux enfants des écoles primaires du Koutammakou. Les Batammariba, à présent unanimement respectés, sont devenus emblématiques du Togo. Leur territoire est désormais reconnu comme l’un des hauts lieux de l’humanité. Dominique Sewane 1 La Nuit des Grands Morts – L’initiée et l’épouse chez les Tamberma du Togo, 2002, éditions Economica, Paris. 2 Le peuple Voyant – Carnets d’une ethnologue », 2004, éditions de La Martinière, Paris.
Patrick Declerck, Les Naufragés. Avec les clochards de Paris.
Avec les verrues et tout… Je commencerai par un contre-exemple, mi-sérieux et pourtant réel. Je lisais récemment un livre important. Important quant à son poids. Impressionnant quant à son nombre de pages. Résultat d’une longue recherche menée par une des meilleures et plus prestigieuses équipes d’ethnologie de notre pays, il s’agissait d’un ouvrage qui se voulait faire le point sur la prostitution en France, ses pratiques, son économie, ses représentations. Plusieurs dizaines, sinon centaines, d’entretiens, une foule de renseignements, mais à la lecture de cette somme, seule l’envie d’un somme s’imposait insidieusement à ma conscience. Pas la moindre excitation, point d’augmentation, même passagère, de ma pression artérielle. Devant cet amoncellement de ventres offerts, pas l’ombre du début de la plus microscopique velléité d’érection, de désir, de trouble interlope… Rien de tout ça n’était bon signe, et pour tout avouer, cela en devenait presque inquiétant. L’hypocondriaque en moi, toujours vigilant, se surprenait par moments à loucher sur son pouls, à s’inquiéter de cette étrange et endocrinienne démission… C’est qu’il s’agissait de prostitution « light », de fellations sans bouche et sans dents, d’esprits éthérés et sans chair, de corps sans peau, de coïts sans odeur et sans sueur. Même l’abjection n’y était pas. On avait enfin inventé, dans ce post-moderne sans goût et sans grâce, cette nouveauté apaisante : le sexe sans sexe. C’est que la science était passée par là. La science, ou plutôt sa version laborieuse, objectivante. La science scientiste que déjà méprisait tant Nietzsche. La science qui tue la vie. L’espèce de délire froid qui infiniment décrit l’arbre, mais ne voit pas, ne soupçonne pas, ignore tout de la forêt. Assez. Terre Humaine, c’est autre chose. Je n’embarrasserai pas Jean Malaurie en me livrant à des réminiscences trop personnelles. Nous savons ce que, au cours de ces huit années de gestation des « Naufragés », nous avons vécu ensemble. Nous savons, lui et moi, fort bien ce que je lui dois. Mais je me souviens avec une clarté parfaite de notre premier entretien dans son bureau sous les combles, près de la place des Victoires. Peaux de phoques, cartes au mur, et vertèbre de baleine… « Faites les voir » a-t-il martelé. « Il faut qu’on les voit ces clochards. Qu’ils soient là. Qu’on les touche. Qu’on les sente. Jusqu’à leur puanteur même. Comment ? Débrouillez-vous. C’est votre livre. C’est votre affaire. C’est vous qui les connaissez, pas moi. ». Terre Humaine, c’est les corps, les pauvres corps. Et le coeur, et les soucis, et les espoirs des hommes. Et tant pis si les uns sont plus borgnes et claudicants que les autres. Et tant pis s’ils sont à demi-morts et ratés et vains. Et bêtes. Et même un peu assassins. Terre Humaine est une galaxie. Et « Les Naufragés », c’est l’évidence même, se situe à la périphérie de ces mondes. Les clochards, les fous, les criminels sont à l’extrême de l’humain. Mais humains, ils le sont tous, entièrement et sans partage. Et Freud a montré qu’entre les hommes et leurs pulsions, destructrices ou réparatrices, sadiques ou masochiques, d’amour ou de haine, il n’y avait de différences que quantitatives. C’est là l’ultime de l’humanisme freudien. C’est un humanisme sobre, grave, réservé, réfléchi. Il est aussi, je crois, profondément celui de Terre Humaine. Saisir l’humain oui, mais alors tout l’humain, sans réserves et sans litotes. « Warts and all… » « Avec les verrues et tout », exigeait Cromwell de son portraitiste. Terre Humaine porte l’impératif éthique et esthétique de la transgression. Celle de la poursuite forcenée du réel. Ce réel, cette blessure toujours ricanante, ce charnier à jamais béant où gisent putréfiées, nos plus chères illusions. Comme il est difficile d’aimer malgré tout. Peut-être pas tout à fait l’homme, mais au moins le vivant. Pitié pour le vivant ! Et quelle gloire et quelle jubilation qu’il y ait enfin quelque chose plutôt que rien. Patrick Declerck
Patrick Declerck est psychanalyste et écrivain. En 2001, il publia dans la collection Terre Humaine «Les Naufragés. Avec les clochards de Paris ». « Socrate dans la nuit » (Gallimard, 2008) est son dernier ouvrage paru.
Pascal Dibie, Le village métamorphosé. Révolution dans la France profonde. Le village n’est rien d’autre à l’origine que le résultat d’un début de vie en commun de familles distinctes qui produisirent un arrangement de l’espace où l’homme et ses maisons contiguës se calèrent au mieux qu’ils purent jusqu'à construire une harmonie. C’est aussi le fruit d’un univers qui s’invente en résonance avec les hommes qui le peuplent. Le village est une idée, comme l’écrivait Gaston Roupnel, dans Histoire de la campagne française, sortie de «la mise en compte humain de toutes les valeurs et de toutes les figures inscrites par le sol et les lieux (…) »
Pourtant, nous en sommes à cet instant où l’espace géographique et social se modifie et où les villages, tous les villages du monde, se métamorphosent. D’hommes en pays, il n’en reste plus guère ; quant à nous, si nos maisons existent encore nous sommes bel et bien montés dans le train à grande vitesse de la modernité et notre emballement ne surprend personne. Comme le paysage, le village se modifie ; ce qui faisait son terreau et l’alimentait de sa dramatique quotidienne, l’homme, s’échappe chaque jour vers d’autres horizons, aimanté par l’irrésistible périphérie des villes où se développent les temples d’une nouvelle façon d’être : la consommation et c’est là que nous prenons nos nouvelles habitudes… C’est en quelques mots ce que je constatais dans Le Village métamorphosé qui est venu s’inscrire, et peut-être même s’enraciner en Terre Humaine, au côté de compagnons qui depuis plus de cinquante années maintenant, n’ont cessé de témoigner des changements des cultures, des hommes et des consciences dans nos fragiles univers. La question pour mon livre était de savoir comment serait reçu et perçu mon regard sur les phénomènes banals mais irrésistibles qui, en cette entrée dans le XXI°siècle tout neuf, ont opéré une véritable « révolution dans la France profonde ». La réponse ne se fit pas attendre. On aurait dit que la chose était attendue. Des centaines de témoignages individuels me sont parvenus, me remerciant d’aider à déciller le regard sur nos transformations, et mieux pour l’ethnologue ; des dizaines d’invitations d’associations paysannes, de cercles de réflexion, d’universités, de groupes de recherche m’ont été faites, et ne cessent pas, depuis la sortie de l’ouvrage en mars 2006. J’ai dû remonter les inquiétudes, retracer les changements domestiques, revenir sur la mort, la fin d’une religion, la globalisation, l’invasion du binaire en même temps que la destruction de nos clochers, la mise en réseau contre une vie centripète, la séduction des machines, les rencontres virtuelles, bref la mise en place d’une culture mondialisée qui est rentrée chez nous, plus que nous ne sommes allés la chercher et qui modifie radicalement notre rapport au monde. J’ai reçu la confirmation que la métamorphose de nos sociétés était bien réelle, que nos échelles ont changé ; avec elles, la pensée et un large pan de notre humanité. La leçon en est qu’arpenter la terre humaine n’est jamais sans risque ; mais contribuer à sa redécouverte n’a pas de prix. Pascal Dibie
Les news - Le dernier Terre humaine. Carnets de guerre 1914-1918. Un témoin lucide, Édouard Coeurdevey. Préface de Jacques Marseille. Malgré un faible écho dans la presse, ce très grand livre Terre humaine a trouvé ses lecteurs, puisque 7 000 exemplaires ont été vendus en quelques mois et l’on prépare déjà la nouvelle édition. Ce magnifique ouvrage est un témoignage de premier ordre sur ce qu’on a appelé la Grande Guerre. Ces Carnets de guerre, écrits d’une main souple et intelligente, se font le reflet des désastres, des défauts et des absurdités de cette guerre sans fin. Ce n’est pas un carnet de plus mais en plus ! « Une étrange victoire. La tragédie d’une boucherie sans nom. » « Il y a du Marc Bloch dans Coeurdevey. » « Étrange victoire qui annonce "l’étrange défaite". » Jacques Marseille « Dans la mythique collection Terre Humaine, un monument de clairvoyance et d’humanité. » Nouvel Observateur « Des carnets de guerre particulièrement saisissants de pertinence » Famille chrétienne « Inédits et d’une belle valeur littéraire » Libération « Témoin d’une rare lucidité (…) Exceptionnel. »Valeurs Actuelles
- La Bibliothèque Terre humaine (CNRS/Plon) Plus de 85 titres, 11 millions d’exemplaires vendus, des traductions dans une vingtaine de langues… Créée et toujours dirigée par Jean Malaurie, la collection « Terre humaine » est un phénomène éditorial depuis plus de cinquante ans. A la croisée de la littérature et de l’ethnologie, des actuels Amérindiens aux paysans de la Russie tsariste, elle arrache à l'indifférence ou l’oubli des groupes humains et laisse la parole à leurs représentants, conteurs, chamans, comme aux spécialistes les plus reconnus. En partenariat avec Plon, son éditeur historique, et Jean Malaurie, CNRS éditions vous propose de lire et de relire des titres emblématiques de cette collection depuis longtemps indisponibles. « Il y va avec Jean Malaurie, d’un engagement, sous toutes les latitudes, dans toutes les cultures, pour affirmer dans son unité et sa diversité, l’universalité de l’homme. Un combat plus que jamais nécessaire à l’heure de la mondialisation ». Jean-François Colosimo Directeur général de CNRS Editions Déjà parus : Un village russe de Ivan Stoliaroff, Un substitut de campagne de Toufik El Hakim et à l’occasion du Salon du livre de Paris 2009 dédié au Mexique Les quatre soleils de Jacques Soustelle.
Les brèves Le Congrès arctique UNESCO sur le thème du développement durable dans l’Arctique et de l’avenir des peuples circumpolaires s’est tenue à Monaco sous l’égide du Prince Albert II du 03 au 06 mars 2009. Quarante experts ont réfléchi aux problèmes que pose le développement durable dans l’Arctique et aux intérêts patrimoniaux et supérieurs des peuples autochtones. Jean Malaurie, Ambassadeur de bonne volonté pour les régions Arctiques (UNESCO) a prononcé le discours d’ouverture avant de participer aux nombreuses discussions et de clôturer avec le Prince Albert II cet important congrès. « Une mission internationale pour les peuples circumpolaires, patrimoines immatériels et à venir, a été recommandé. »
Titres parus dans la collection Terre Humaine 1955 / 2009 *Ouvrages parus également en Terre Humaine/Poche (Pocket : n°3000 et suivants) Jean Malaurie. * Les Derniers rois de Thulé. Avec les Esquimaux polaires face à leur destin. (1955) Claude Lévi-Strauss. * Tristes tropiques. (1955) Victor Segalen. * Les Immémoriaux. (1956) Georges Balandier.* Afrique ambiguë (1957) Don C. Talayesva.* Soleil Hopi. L’autobiographie d’un Indien Hopi. (1959) Francis Huxley. * Aimables sauvages. Chronique des Indiens Urubu de la forêt amazonienne. (1960) René Dumont. Terres vivantes. Voyages d’un agronome autour du monde. (1961) Margaret Mead. * Mœurs et sexualité en Océanie. (1963) Mahmout Makal. * Un village anatolien. Récit d’un instituteur paysan. (1963) Georges Condominas. * L’exotique est quotidien. Sar Luk, Vietnam central. (1966) Robert Jaulin. * La mort Sara. L’ordre de la vie ou la pensée de la mort au Tchad. (1967) Jacques Soustelle. * Les quatre soleils. Souvenirs et réflexions d’un ethnologue au Mexique. (1967) Theodora Kroeber.* Ishi. Testament du dernier Indien sauvage de l’Amérique du Nord (1968) Ettore Biocca. * Yanoama. Récit d’une jeune femme brésilienne enlevée par les Indiens. (1968) Mary F. Smith et Baba Giwa. Baba de Karo. L’autobiographie d’une musulmane haoussa du Nigeria. (1969) Richard Lancaster. * Piegan. Chronique de la mort lente. La réserve indienne des Pieds-Noirs. (1970) William H. Hinton. * Fanshen. La révolution communiste dans un village chinois. (1971) Ronald Blythe. Mémoires d’un village anglais. Akenfield (Suffolk). (1972) James Agee et Walker Evans. * Louons maintenant les grands hommes. Trois familles de métayers en 1936 en Alabama. (1972) Pierre Clastres. * Chronique des Indiens Guayaki. Ce que savent les Aché, chasseurs nomades du Paraguay. (1972) Selim Abou. Liban déraciné. Autobiographies de quatre Argentins d’origine libanaise. (1972) Francis A. J. Ianni. Des affaires de famille. La mafia à New York. Liens de parenté et contrôle social dans le crime organisé. (1973) Gaston Roupnel. * Histoire de la campagne française. (1974) Tewfik El Hakim. * Un substitut de campagne en Égypte. Journal d’un substitut de procureur égyptien. (1974) Bruce Jackson. Leurs prisons. Autobiographies de prisonniers et d’ex-détenus américains. (1975) Pierre Jakez Hélias. * Le cheval d’orgueil. Mémoires d’un Breton du pays bigouden. (1975) Per Jakez Helias. Marh al lorh. Envorennou eur Bigouter. (1986, édition en langue bretonne) Jacques Lacarrière. * L’été grec. Une Grèce quotidienne de quatre mille ans. (1976) Adélaïde Blasquez. * Gaston Lucas, serrurier. Chronique de l’anti-héros. (1976) Tahca Ushte et Richard Erdoes. * De mémoire indienne. La vie d’un Sioux, voyant et guérisseur. (1977) Luis González. * Les barrières de la solitude. Histoire universelle de San José de Gracia, village mexicain. (1977) Jean Recher. * Le grand métier. Journal d’un capitaine de pêche de Fécamp. (1977) Wilfred Thesiger. * Le désert des déserts. Avec les Bédouins, derniers nomades de l’Arabie du Sud. (1978) Josef Erlich. * La flamme du Shabbath. Le Shabbath, moment d’éternité, dans une famille juive polonaise. (1978) C.F. Ramuz. * La pensée remonte les fleuves. Essais et réflexions. (1979) Antoine Sylvère. * Toinou. Le cri d’un enfant auvergnat. Pays d’Ambert. (1980) Eduardo Galeano. * Les veines ouvertes de l’Amérique Latine. Une contre-histoire. (1981) Éric de Rosny. * Les yeux de ma chèvre. Sur les pas des maîtres de la nuit en pays Douala (Cameroun). (1981) Amicale d’Oranienburg-Sachsenhausen. * Sachso. Au cœur du système concentrationnaire nazi. (1982) + Pierre Gourou. Terres de bonne espérance. Le monde tropical. (1982) Wilfred Thesiger. * Les Arabes des marais. Tigre et Euphrate. (1983) Margit Gari. * Le vinaigre et le fiel. La vie d’une paysanne hongroise. (1983) Alexander Alland Jr. La danse de l’araignée. Un ethnologue américain chez les Abron (Côte d’Ivoire). (1984) Bruce Jackson et Diane Christian. * Le quartier de la mort. Expier au Texas. (1985) René Dumont. * Pour l’Afrique, j’accuse. Le journal d’un agronome au Sahel en voie de destruction. (1986) Émile Zola. * Carnets d’enquêtes. Une ethnographie inédite de la France. (1987) Colin Turnbull. * Les Iks. Survivre par la cruauté. Nord-Ouganda. (1987) Bernard Alexandre. * Le Horsain. Vivre et survivre en pays de Caux. (1988) Andreas Labba. * Anta. Mémoires d’un Lapon. (1989) Michel Ragon. L’accent de ma mère. Une mémoire vendéenne. (1989) François Leprieur. Quand Rome condamne. Dominicains et prêtres-ouvriers. (1989) Robert F. Murphy. * Vivre à corps perdu. Le témoignage et le combat d’un anthropologue paralysé. (1990) Pierre Jakez Hélias. * Le quêteur de mémoire. Quarante ans de recherche sur les mythes et la civilisation bretonne. (1990) Jean Duvignaud. Chebika suivi de Retour à Chebika. Changements dans un village du Sud tunisien. (1990) Laurence Caillet. * La maison Yamazaki. La vie exemplaire d’une paysanne japonaise devenue chef d’une entreprise de haute coiffure. (1991) Augustin Viseux. * Mineur de fond. Fosses de Lens. Soixante ans de combat et de solidarité. (1991) Mark Zborowski et Elizabeth Herzog. Olam. Dans le shtetl d’Europe centrale, avant la Shoah. (1992) Ivan Stoliaroff. * Un village russe. Récit d’un paysan de la région de Voronej 1880-1906. (1992) Angelo Maria Ripellino. * Praga Magica. Voyage initiatique à Prague. (1993) Philippe Descola. * Les lances du crépuscule. Relations Jivaro. Haute Amazonie. (1994) Jean et Huguette Bézian. Les grandes heures des moulins occitans. Paroles de meuniers. (1994) Jean-Luc Viramma et Josiane Racine. * Une vie paria. Le rire des asservis. Pays tamoul, Inde du Sud. (1995) Dominique Fernandez. * Photographies de Ferrante Ferranti. La perle et le croissant. L’Europe baroque de Naples à Saint-Pétersbourg. (1995) Claude Lucas. * Suerte. L’exclusion volontaire. (1996) Kenn Harper. * Minik, l’Esquimau déraciné. « Rendez-moi le corps de mon père. » (1997) Hillel Seidman. * Du fond de l’abîme. Journal du ghetto de Varsovie. (1998) Jean Malaurie. * Hummocks 1. Nord-Groenland, Arctique Central Canadien. Hummocks 2. Alaska, Tchoukotka sibérienne. (1999) Roger Bastide. * Le candomblé de Bahia (Brésil). Rite Nagô. (2000) Jean Cuisenier. Mémoire des Carpathes. La Roumanie millénaire : un regard intérieur. (2000) Pierre Miquel. * Les Poilus. La France sacrifiée. (2000) Anne-Marie Marchetti. Perpétuités. Le temps infini des longues peines. (2001) Patrick Declerck. * Les naufragés. Avec les clochards de Paris. (2001) Armand Pelletier et Yves Delaporte. * « Moi, Armand, né sourd et muet… » Au nom de la science, la langue des signes sacrifiée. (2002) Darcy Ribeiro. Carnets indiens. Avec les Indiens Urubus-Kaapor, Brésil. (2002) Dominique Sewane. * Le Souffle du mort. Avec les Batãmmariba (Togo, Bénin). (2003) Barbara Tedlock. Rituels et pouvoirs zuñis. Une anthropologue chez les Indiens Zuñis-Pueblo du Nouveau-Mexique. (2004) Barbara Glowczewski. * Rêves en colère. Alliances aborigènes dans le nord-ouest australien. (2004) Pascal Dibie. Le Village métamorphosé. Révolution dans la France profonde. (2006) Y. L. Peretz. Les oubliés du Shtetl. Yiddishland. Préface de Jean Malaurie. (2007) Édouard Coeurdevey. Carnets de guerre. 1914-1918. Un témoin lucide. Préface de Jacques Marseille. (Septembre 2008)
Collection Terre Humaine/Courants de Pensée : Henri Mitterand. Images d’enquêtes d’Émile Zola. De la Goutte-d’Or à l’Affaire Dreyfus. (1987) Jacques Lacarrière. Chemins d’écriture. (1988) René Dumont. Mes combats. (1989) Michel Ragon. La voie libertaire. (1991) Jean Duvignaud. Le pandémonium du présent. Idées sages, idées folles. (1999) Jacques Brosse. Retour à l’origine. Itinéraire d’un naturaliste zen. (2002)
Albums Terre Humaine : Wilfred Thesiger. Visions d’un nomade. (1987) Jean Malaurie. * Ultima Thulé. De la découverte à l’invasion. (Plon/Bordas, 1990 ; deuxième édition, Le Chêne, 2000)
Pour tous renseignements : Secrétariat Terre Humaine Editions Plon Pauline Paranthoën 76 rue Bonaparte 75284 Paris Cedex 06 Tél. : 01.44.41.35.32 Fax : 01.44.41.30.53 Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
|
